Tout un bail

Mine de rien, bêtement, comme ça, je me rends compte que j’ai passablement de millage au compteur… Kilométrage…

J’suis vieux… dans tous les sens du terme.

Ça fait dix ans que je sévis sur WordPress !

Autour de deux mille articles…

N’allez pas croire que je me bombe le torse. Je suis très loin d’être une vedette de la WordPresstosphère. [Ça c’est limite comme néologisme].

Mon plus grand bonheur est de découvrir de merveilleuses personnes qui agrandissent mes horizons.

Nul n’étant prophète dans son pays (… prophète de malheur… pays de malheur) j’observe tout de même que la France, les États-Zunis et le Nicaragua devancent le
Ca-nada en termes de lectures… et de beaucoup.

Si ça continue, je m’expatrie.

 

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Le paquet hurlant

J’me suis fait à l’idée, ma mère a refusé de retourner la nouvelle petite soeur au magasin. Parce qu’il y avait déjà une soeur. Celle du milieu. L’oubliée, la négligée, la toujours victime de l’entre-deux.

J’avais espéré un petit frère, moi !

Et là, je me retrouve en minorité totale.

Le popa, devant subvenir à une famille s’agrandissant, se tapait deux jobs (emplois).

Alors, c’est qui qui devait composer avec un tapon de femmes (… oui je sais… Je possède l’art de me magasiner des baffes) ?

Tant pis : le paquet hurlant me servira de frère.

Elle n’a pas vraiment eu le choix, n’est-ce pas.

Mais… Noël s’en vient bientôt ! Est-ce que ça veut dire que j’aurai moins de cadeaux, 33,3 % vs l’ancien 50-50 ?

Non. Je ne calculais pas en pourcentage. Mais 1de plus c’est moins de cadeaux pour chacun(e), forcément.

J’vais demander à mon père si un troisième emploi ne l’intéresserait pas.

Trois enfants, trois emplois. Logique.

À voir la planche à laver qui se dessinait sur son front j’ai vite compris qu’il était illogique.

 

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Finalement

Je l’aime bien, ma tante Charlotte.

Petite soeur de ma maman, elle s’est installée chez nous pour aider aux relevailles.

Force oblige, elle couchait dans mon lit. Un lit de grand.

Ô bonheur !  😀

Ma mère, elle, me retournait illico presto dans mon lit devant toute velléité même discrète de me faufiler dans son lit.

Et non, du côté paternel, c’était moins délicat : il me propulsait tout bonnement sur le plancher.

Alors, de sentir le corps tout chaud de tante Charlotte, je nageais dans le plaisir total.

Et de coller, coller. Une vraie sangsue le Coco.

Je ne sais pas si elle a ressenti mon émoi (.i.).

Trois mois de volupté.

Hélas ! Vint le jour où tante Charlotte retourna chez son papa, me laissant seul face à l’adversité d’un paquet hurlant.

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Ça se bouscule

[Les élections (érections ?) fédérales étant maintenant derrière nous, on peut passer à autre chose.

Quelque-chose de plus sérieux.

Non mais, avouez que croiser des candidats qui se prennent soudainement d’un amour éperdu pour votre petite personne, une première depuis l’élection précédente, ça réchauffe la fibre démocratique.

Y a de quoi se péter les bretelles.]

Ma mouman avait un bedon énorme et portait des bretelles… elle aussi.

Elle était allée magasiner un bébé qu’elle disait. J’ai jamais compris pourquoi elle le gardait sous ses vêtements.

Et là, un beau jour, à peine 2 semaines après le début de mes classes :

Boum.

J’arrive à la maison pour y être reçu par la jeune soeur de ma mère.

Charlotte, qu’elle s’appelle.

Mine de rien, cette tante a engendré mon idolâtrie pour les Charlotte.

« Ta maman est partie à l’hôpital pour accoucher. »

« Cé kwa accoucher ?« .

« Elle va avoir un bébé, mon Coco. »

« Mais… Elle l’a acheté, le bébé ! »

Ben oui… Elle se bidonna. Aucun doute, Charlotte est vraiment de la famille de ma mère.

« Allez mon Coco, va faire tes devoirs et réviser tes leçons. »

Pô certain de l’aimer la Charlotte, là.

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La vengeance est douce au coeur de l »Indien

C’est une expression d’ici (Québec) pour exprimer le plaisir éprouvé lors d’une vengeance. [Wiktionnaire]

Le plaisir fut pour ma prof.

Comme les bonnes soeurs se targuaient d’être les guides des bonnes manières et du classicisme, il allait de soi que nous ne pouvions nous limiter à écrire au crayon de plomb.

Vive la plume et l’encrier !

Ils étaient jolis ces porte-plumes marbrés de toutes les couleurs; ils ressemblaient presque à des bonbons.

À croquer.

Première session d’écriture à l’encre.

Là, j’ai compris le sourire narquois de ma prof. Au fait je ne vous ai pas dit son nom : Blandine Leblanc. Ça ne s’invente pas. Ça ne s’oublie pas non plus.

Gaucher forcené, j’ai caviardé ma copie en plus de salement m’encrer les doigts.

Mais des doigts tachés, ce n’était rien comparé à ma manche de chemise blanche tachée et, par extension, la manche de mon veston itou.

Mais oui mais oui, le code vestimentaire des bonnes soeurs exigeait une chemise blanche, noeud-papillon ou cravate, pantalon gris ou bleu foncé, même chose pour le veston, souliers noirs.

… Non. Les filles portaient portaient une blouse blanche sous une robe-chasuble… Pas de veston…

Qui découvrit l’art abstrait sur mes vêtements ?

Tout juste. Catastrophée qu’elle était ma mouman.

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L’ostracisme (tentative)

En plus de me lever tous les matins de semaine pour aller à l’école, les bonnes soeurs me sont tombées dessus à bras raccourcis. M’enfin « une » bonne soeur. Ex bonne soeur. Défroquée, mais croyante.

Pour elle, il était hors de question que j’écrive de la main gauche.

Alors elle m’attacha la main gauche au dossier de la chaise, histoire de me convaincre.

Comme elle nous faisait marcher à la claquette (un coup = debout; deux coups = assis; trois coups = à genoux) j’étais mal barré pour assimiler un quelconque réflexe conditionné.

Vous essaierez avec une main attachée derrière votre dos à une chaise !

Je m’échouais toujours lamentablement par terre, comme une baleine sur la rive.

Évidemment toute la classe se bidonnait. La v*** de bonne soeur se contentait de sourire.

…Encore plus humiliant, elle demandait à un élève normal de me dépêtrer.

Hors ! (avec un grand « h ») Un jour, le vieux curé (Jésuite) vint faire sa visite annuelle dans les classes de sa paroisse. La paroisse Sainte-Paule… Sainte-Paule comme pour l’école.

D’emblée et dans la fougue oratoire qui lui était coutumière (semble-t-il) il trompéta :

« Ma soeur, veuillez immédiatement détacher la main de ce garçon. Ce n’est pas parce qu’il est gaucher qu’il est un enfant du diable »

La soeur obtempéra (toute rouge de honte) sans mot dire… Ce qui, probablement, la fit me maudire de l’avoir humiliée devant cet illustre non-obscurantiste.

Je lui aurais baisé la bague monumentale qu’il brandit lors de sa bénédiction, mais il était déjà sorti de la classe.

Je ne sais trop si le curé était motivé par le souvenir de mon arrière-grand-père paternel qui avait cédé une partie de sa « terre » à la fondation d’une paroisse et y fit construire une chapelle (en l’honneur de Sainte-Paule…une copine de Saint Jérôme… patelin de mes origines). Bofff…

La visite du curé dura, quoi… 15 minutes, gros max. Mais je me suis tout de même tapé dix mois d’école dans la classe de cette bonne soeur.

Elle ne s’est pas privée pour m’en faire baver.

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Toute bonne chose a une fin

Un jour ma maman m’annonça comme ça, tout bonnement, que j’allais aller à l’école (publique).

J’y suis allé.

Un endroit étrange avec une odeur toute aussi étrange.

Une bonne soeur a fait « l’appel »; j’ai vite compris qu’il fallait lever la main et dire « présent ». Puis tout le monde fut renvoyé chez lui/elle.

Finalement c’était pas si mal. J’pouvais passer à autre chose.

Le lendemain matin, ma maman me réveilla aux p’tites heures avec un doux refrain « Coco lève-toi, tu dois te préparer pour l’école« .

L’école ???!!! « Mais j’suis allé hier, à l’école ! J’ai plus besoin d’aller à l’école, là !« .

Et la v’là qui part à rire. Qu’est-ce qui lui prend ?

…Le refrain « Coco lève-toi… » je l’ai entendu longtemps, mais alors là vraiment longtemps.

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Passage à vide

J’en étais à conclure la saga des Morveux lorsqu’un disque de stockage (externe) a planté (« crashé » qu’on dit ici). Celui qui « héberge » les articles/photos/images du Pavé… Entre autres…

Pas de problème que je me dis, j’ai un disque de sauvegarde de plusieurs téra-octets pour tout l’ordi et disques externes.

Je lance donc l’appli de sauvergarde/restauration/réparation « journalisé » afin de récupérer le contenu du disque DCD (… comme dans DéCéDé…).

Horreur ! L’enfant de p*** de disque n’apparait même pô dans la liste de disques reliés à l’ordi. Même en « remontant » vers d’anciennes sauvegardes.

Ça c’est la catastrophe. Même dans l’Info-nuagique (quelle expression tout de même pour parler de stockage distant) ni vu ni connu.

Il n’a jamais existé.

Le coeur me fend.

Je n’y comprends toujours rien.

Et vous aurez certainement deviné qu’ayant une mémoire fugace (…) tous mes identifiants et mots de passes (et il y en a pour tous les services « domestiques », bancaires et internet) étaient inscrits dans un fichier sur l’Affreux.

… Trop con pour m’en faire une copie papier…

Et c’est très long se refaire une santé numérique

Oui ! Vous pouvez me lancer la première pierre… Par courriel.

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Cata

Panne généralisée. Disques de sauvegarde plantés…

À +

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Mon couronnement

Hé oui. Je fais partie de cette classe, mais pas pour mon « lignage ».

Nan…

Par distraction. Une rencontre, une collision en fait, avec une porte qui n’avait rien à foutre là. Je n’ai pas vu de couronne d’étoiles mais j’ai ressenti une vive douleur au maxillaire (la mâchoire supérieure, quoi).

En farfouillant de la langue, j’ai extrait (pourquoi au « passé composé » ? Ben parce qu’il n’y a pas de « passé simple » pour ce verbe… Vrai qu’il n’y a rien de simple en français…) donc ptuit un morceau de ce qui ressemblait à s’y méprendre à une partie de molaire.

Un examen approfondi (…) confirma la chose.

Ça me fait une belle jambe à défaut d’une belle gueule !

Appel frénétique à la clinique de ma dentiste préférée. Une beauté, Adèle !

Rendez-vous en urgence.

Examen. Verdict : la dent est fracturée jusque dans le maxillaire.

OK. Mais quoi ?

endodontie/scans 3D/moulage/CEREC/couronne

OK que je lui dis.

KO lorsqu’elle me refile la facture : 3 000 $… Pas loin de 2 000 € !

Adieu vacances dans les Caraïbes…

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