Au nom du beigne,

Dimanche matin, après avoir accompagné ma progéniture pour un vaccin- lequel me demanderez-vous et ne vous direz pas, y a que ça dans la bouche des gens – celle-ci ( ma progéniture, pas la grippe… Oups ! je l’ai dit) a manifesté l’envie subite, soudaine, incompréhensible d’aller déjeuner chez le tit Morton…

Bon… Il y avait un Cora qu’on venait de passer cinq minutes plus tôt. Gras pour gras ça se vaut peut-être, comme goût disons que l’un m’apparaît un peu plus « classique ».

J’associai son choix à un effet secondaire du vaccin, bien que je la soupçonnai de vouloir voir ses ex-collègues d’un ex travail d’étudiant(e) qu’elle occupa il y a de cela quelques siècles déjà… L’an dernier quoi, dans ma perspective.

donut

Vitrail

Surpris fus-je d’y voir un tapon de « vieilles » personnes y sirotant un café… Je ne sais pas s’ils s’étaient trempés les doigts dedans et signés, toujours est-il que ça jacassait fort dans la place. Moi qui croyait qu’il n’y avait que les ados pour être bruyants et turbulents, j’ai reçu une leçon sur les présomptions par définition erronées.

Mais comment se fait-il qu’ils ne soient pas « à la messe », les vieux croûtons ? Étant un jeune vieux débris, je peux comprendre la fuite des églises qu’a « pratiqué » ma génération; mais là, je trouvais que ça faisait quasi « rituel », chacun s’appelant par son nom, se désolant des plus magannés et s’informant des absents (… ça aurait pu être l’inverse mais j’ai pas trop écouté… Depuis quand écoutons-nous les vieux ?).

tit-morton

Clocher

Ça aurait pu à la rigueur passer pour la jasette du perron d’église après la messe, en moins formel et pompeux style « Z’avez-vu mon nouveau chapeau ?« , mais je ne pouvais m’empêcher de voir cette joyeuse bande comme des « pratiquants » du beigne, rond comme une hostie, mais plus « bourrant » je le reconnais. Une nouvelle religion, dans une nouvelle chapelle avec son clocher clamant haut et fort « Toujours frais« .

Du coup, ce qui frappe le plus dans tout ça, c’est la solitude –  de plus en plus le lot des vieux, se retrouvant ainsi entre eux – me rappelant moi-même ma tendre enfance où le dimanche attendu – à part la plate messe – signifiait un dîner de famille avec les grand-parents, une bouffe monumentale avec un dessert tout frais (un gâteau délicieux que nous attendions avec fébrilité), le tout fabrication « maison ».

C’était jour de fête, tous les dimanches.

Nostalgie ? Bien sûr ! J’arrive pas à faire d’aussi bons gâteaux que ma mère, mais j’apprécie surtout faire une bouffe spéciale pour ma fille, le dimanche. Je l’aime, ma fille !!! Et oui, je lui dis.

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