Le rendez-vous manqué

C’était l’anniversaire de ma copine Titannie hier, mais comme elle était « surchargée » (elle est allée se pinter avec les Irlandais !!!) on s’était arrangé un dîner aujourd’hui… Dans un restaurant brésilien dont je tairai le nom (d’un lélé coup qu’à m’apostrophe) et chez qui donc j’avais évidemment réservé.

Comme j’habite au pôle nord, qu’elle travaille au pôle euh… ouest et que le resto est au pôle sud, on s’est mis d’accord pour se retrouver à l’équateur.

Quelle surprise d’arriver au resto -15 minutes d’avance – et constater que celui-ci était on ne peut plus fermé. Et ce, même si une affichette criait « OUVERT »… Capital.

Bon… Sonne… Attends… Je « varge » dans la porte… Pas de réponse. Je brandis vaillamment mon « nébulaire » et compose le numéro intrasidéral dudit lieu dont le numéro est tout aussi étalé en chiffres majuscules sur une autre affichette.

Nenni… Sonnerie… Pas de réponse… Pas de boîte vocale…

Je refile 5 $ à un « squeegee » (deux dollars pour le nettoyage, trois pour le déplacement… Je ne lui ai pas laissé de pourboire… Ce fut une erreur, mais bon…) pour qu’il me décrasse la vitrine du resto, histoire d’y voir quelque chose, ne pas me cochonner les mains à taper dedans, ou que quelqu’un de l’intérieur me voit, moi l’affamé !!!

J’appelle en hâte ma copine à son travail, des fois qu’elle y serait encore. Elle est comme ça Titannie : elle voit pas l’heure. Façon polie de dire qu’elle est pathologiquement toujours en retard.

Re nenni. Pas de réponse… Ciel ! Serait-elle déjà en route ???!!! J’ose à peine laisser un message sur sa boîte vocale. Elle doit sûrement être à quelques coins de rue d’ici.

Un miracle, quoi.

Tant qu’à ne rien faire, je rebouscule la porte, tape dans la vitrine. Rien à faire. Le foutu resto a dû faire faillite dans la nuit.

Pas le choix que de faire le trottoir… Non… Je ne changerai pas de profession, je n’y gagnerais aucun intérêt, et encore moins de capital, sinon de sympathie. Et là, je suis poli.

Merde ! Et Titannie qui vient justement de succomber à la laisse satellitaire, s’étant résolue à s’équiper d’un nébulaire. Du coup, le con réalise qu’il ne lui a pas demandé son numéro de nébulaire. Et ,oui, doublement con, il lui a pas refilé le sien.

Pratique peut-être, sous toute réserve,  pour communiquer un quelconque plan B à T. Mais non. Le mec doit continuer d’arpenter la petite rue sale et transversale jusqu’à ce que la Partitannie se pointe le bout du nez…

D’après vous… Nan ! Vous devinerez jamais. Après une demi-heure de déambulation et une augmentation des patrouilles policières, je me suis résolu à retourner sur mes pas, histoire qu’on rattrape d’avance le temps perdu.

Toujours pas de Titannie à l’horizon… Rappelles au bureau de… Boîte vocale…

Tiens ! iPod… Trouver borne Wi-Fi des fois que… Fûmes-t-on trois qu’on aurait pu trianguler… Définitivement pas à confondre avec triolisme… Échec total de piratage Wi-Fi, à moins que j’eusse été partant pour un café à dix dollars, ou une bière à trois dollars, mais faut bouffer pour vingt dollars…

Le coeur en peine, la bouteille de Saint-Chinieux sous le bras, l’estomac dans les talons, je me traînai, les bottes dans la boue, la moue au haut vent – qui, lui, était très présent – morve tout autant et regard à gare vers le vaisseau spécial qui me ramènerait à mon pôle Nord chierie… euh… « chéri ».

Quelqu’une heure trente plus tard (les vaisseaux spéciaux sont vraiment ra   pi    des…)  je rejoignis mon iglou (va définitivement que je fasse quelque chose, il fond, l’animal !) et pus enfin prendre mes courriels.

Il en était un, de Véro #2 qui m’informait que Titannie l’avait appelée pour lui demander de m’envoyer un message pour me dire qu’elle était en retard, qu’elle m’attendait au resto et de l’appeler sur son nébulaire, dont le numéro figurait en bonne place dans le message.

::: (ça c’est des points de suspension soulignés)

😯

::: (ditto)

La morale de tout ça ? C’est la faute à Véro #2.

La morale numéro 2 ? Ben… La techno ne rend pas intelligent ! 😀

La morale numéro 3 ? Une bouteille de vin c’est trop pour noyer son chagrin. 😦

On se reparle dans quelques p’tytelénols !

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