Un jour, comme ça, la SPCA s’est pointée chez moi.

« Oui, dis-je. Que puis-je pour vous ? » en pensant qu’ils remettaient ça avec leur collecte de fonds.

« Vos voisins du dessous nous ont fait part de leur inquiétude quand au fait que votre chien court toute la journée, puis cesse toute activité dès votre arrivée. Alors je viens m’assurer que votre chien n’est victime d’aucun mauvais traitement.»

Indigné, je lui ai dit que jamais je ne maltraiterais Bâducu, mon chien !!! Et intérieurement ragé (j’ai pô été vacciné) du supposé « appartement insonorisé » pour lequel je paie une fortune.

J’ai renchéri effrontément en disant « Et les voisins je les entends jamais ! Est-ce que vous avez vérifié s’ils sont pas en cage par hasard ? »

« Ceci n’entre pas nos prérogatives… Même si des gens sont parfois bêtes. » me lança-til platement (justement ?).

Il décollait pas le mec.

«Je veux évaluer si votre chien n’est pas victime de mauvais traitement. La loi me permet de visiter les lieux. Veuillez me laisser constater vos dires.»

«Mais faites comme chez vous !!! » lui dis-je en l’invitant d’un grand geste du bras (…).

Bâducu !!! Viens voir la police des chiens, mon chien-chien !

L’enfant de chienne s’est ramené tout endormi, l’air d’être à l’extrême limite de la vie pour finalement s’affaler par terre (remarquez qu’il avait pas loin à faire, c’est un dachshund), à la limite de l’agonie.

Le vétérinaire, puisque c’en était un, s’est penché vers Bâducu qui s’était tout bonnement affalé et s’est mit à le tâter, examiner, ausculter, virer. Bref toute les coutures y sont passées.

Pour finalement se relever et dire que le chien ne semblait pas maltraité mais que par contre il était de toute évidence épuisé.

« Bah ! Ce n’est pas notre marche quotidienne ni de jouer avec sa baballe qui doivent l’épuiser »

« Vous devriez tout de même le faire examiner par votre vétérinaire. Vous en consultez un, n’est-ce pas? »

Je le rassurai par une affirmative non équivoque pas plus équivoque que je commençais à en avoir marre et particulièrement faim après une journée à me crever au travail.

Pas de danger qu’un médecin se pointe comme ça pour vérifier si j’allais bien.

On vit dans un monde, j’vous dis !

J’ai finalement bouffé, regardé la télé, pris une douche, passé une nuit de sommeil trop courte, toiletté matinalement et retourné travailler.

 

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Un commentaire pour Un jour, comme ça, la SPCA s’est pointée chez moi.

  1. Coco dit :

    A reblogué ceci sur Un autre pavé dans la mare and commented:

    Reprise # bâducu

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