C’est récent, mais pénible

Depuis un certain nombre d’années, j’ai une dame de coeur.

En fait c’est ma plus longue « liaison »… Un record de longévité.

Vous l’aurez deviné, c’est la docteure qui s’occupe de mon coeur, celui-ci s’étant tartiné toute la génétique morbide de mes parents jusqu’aux ancêtres locaux (1663… L’année, là !).

Et Dieu seul sait ce qu’ils ont pu trimballer dans leurs valises depuis La Flèche (Sarthe) ! 😦

Toujours est-il qu’après de si nombreuses années à essayer de contrôler tous mes « hyper » et « dys », j’ai senti comme une lassitude de sa part. Des « hypers » se calment tandis que d’autres s’énervent et les « dys » continuent à … « dysser » : 😛

D’où son ultimatum : ça passe ou ça casse. Ce qui en langage médical vernaculaire (…) veut tout simplement dire qu’elle m’a fortement suggéré de me porter volontaire à un groupe de recherche qui étudie les « cas » de mon genre.

Et quel groupe de recherche ! Sympa comme tout.

J’ai été dorloté sur des machines de torture d’entraînement physique, siphonné d’environ 4 litres de sang (en deux séances tout de même !), pressurisé, scanné, déshabillé, mesuré, pesé, affamé, l’apothéose étant un « test » de « VO2 Max », qui consiste à se crever, ligoté à une bicyclette stationnaire et de pédaler jusqu’à ce que mort s’en suive. M’enfin, presque. Pour ce dernier test en particulier ils auraient pu appeler ça « VO2 Min ». 🙄

Ils appellent tout ça une « évaluation» de la condition physique. Ben je vous le dis tout net, j’ai vu défiler toute ma vie et ils ont ravivé toutes les douleurs ressenties lors de deux occasions où me ne suis fait frapper par un quelconque véhicule automobile : des bouts mal rafistolés, des « dommages colatéraux » insoupçonnés jusqu’à une sollicitation non prévue. 😦

D’où le dicton on paie pour ses vieux péchés et on compense pour ne pas réveiller ses vieux bobos.  🙄

Pourquoi tout ça ?

Ben, pour me sauver de pilules additionnelles à une floppée de granules.

Pour tout dire, pour éviter le spectre du diabète de type 2. Le beigne abdominal quoi ! Politiquement correctement dénommé «  surcharge pondérale ».

Alors, pour moi qui ai tous les défauts de notre société moderne,  à qui je ne fais aucun reproche, ayant joyeusement donné dans tous les abus imaginables. Abus légaux ! M’enfin presque tous. 😛

Hors ! Vous me direz qu’il était temps, mais l’agonie du vélo stationnaire m’a rappelé d’heureux souvenirs.

N’allez pas croire que je sois maso ! Au contraire (…Niac niac ! ) ! Je me suis vissé le cul sur un vélo dès l’âge de cinq ans pour ne m’en dévisser qu’à vingt-un ans.

Je n’ai pas de mérite particulier sinon qu’à l’époque tout le monde avait un vélo. Se poser le postérieur sur une banquette de bagnole était un luxe que mon père ne nous allouait qu’au moment des vacances. À en avoir des nausées tellement il était un mange-bitume. 😦

Rien pour inspirer à espérer avoir une bagnole… Du moins jusqu’à l’adolescence, et l’adolescent a vécu les prix exorbitants d’une inflation galopante, ce qui, traduit du Chinois, veut tout simplement dire qu’acheter une bagnole était inaccessible. Du moins pour acheter une bagnole qui roule ! 😛

Mais ! L’indigence a créé des génies de la bidouille dont je n’ai jamais fait partie n’ayant jamais su précisément distinguer le porte-bagages du capot-moteur. Faire le plein fut toute une découverte, alors … 🙄

Pour revenir à nos moutons, toute cette saga m’a vivement rappelé que j’étais tout de même un cycliste de calibre respectable dans ma folle jeunesse. Et je persiste en mentionnant que j’étais le seul à avoir une bicyclette « sans changement de vitesse », une bicyclette de prolétaire, alors que mes copains se vautraient dans le luxe de bicyclettes à trois vitesses. Quand je vous dis le luxe ! 🙄

Oui, vous avez compris : je suis vieux. 😀

Mais j’arrivais tant mal que bien à suivre mes fortunés amis (j’aurais peut-être mieux fait de moins investir dans l’assemblage de modèles réduits et surtout de la colle 😛 ). On ne marchait pas, on roulait, tant qu’il n’y avait pas de neige, et encore. J’ai bousillé une bicyclette à vouloir « rouler » dans la neige… Le cadre a fendu.. J’en fus peiné et privé tout l’été suivant. Une calamité monstrueuse 😦

Lorsque je me dirigeai vers une carrière estudiantine dans une quelconque université force me fut d’abandonner ma bicyclette dans mon vieux patelin. Avec quelques velléités de rapatrier le fidèle destrier dans la métropole jusqu’à ce que je vis un cycliste traverser un boulevard dans les airs… 😦

… Étant donné que j’avais déjà vécu la rencontre entre une bagnole (un camion pour tout dire) et ma bicyclette (moi, pour tout dire) ça m’a refroidi les ardeurs de manière convaincante : la bicyclette resterait chez les parents.

Remarquez, pour qui l’a vécu, le moment « vol plané » est une jouissance totale. Malheureusement, l’atterrissage est toujours passablement douloureux. 😦

Donc, même en déménageant dans une banlieue dortoir, le vélo se présentait comme une aventure téméraire, sinon suicidaire.

Jusqu’à ce que le beauf – cycliste sérieux – me fasse découvrir les pistes cyclables de notre chère ($$$) banlieue.

Et d’enfourcher la bicyclette de la progéniture et de suivre le beauf…

En forme, lui.

Mazette ! Si jamais on vous dit que – comme pour toute activité « in » – c’est une occasion de rencontrer d’intéressantes personnes, je vous le dit tout net, c’est moins pénible dans un bar.

Qui voudrait s’approcher d’un mec dont la langue traîne sur la roue avant du vélo ?!

Rouge comme une tomate, le mec. Et de réaliser que les selles de vélos « modernes » sont probablement le dernier cri en matière de contraception, mais, je l’espère, pas mon dernier cri, douleurs mises à part et grimace garantie.

Et de voir filer le beauf, allègrement… Sans l’ombre d’une goutte de sueur.

Pour tout dire, je n’ai jamais eu d’occasion aussi « privilégiée » de mater son postérieur… Mais ce n’est en rien inspirant de lui coller au cul !

Alors quoi ? Je persiste. Aujourd’hui mes quinze kilomètres de sprint, demain le Tour de France !!! 😛

Après-demain ? On fête ! 😀

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17 commentaires pour C’est récent, mais pénible

  1. Coco dit :

    A reblogué ceci sur Un autre pavé dans la mare and commented:

    Reprise # du vélo

  2. candide57 dit :

    coco, t’es un martyre!!! 😛

  3. mooonalila dit :

    Toi aussi tu fais partie du club des diabétiques type II ? 😉

  4. moi je prend des beta bloquants depuis des années, sinon ya des glucides ca y est qui se pointe on me dis de faire attention en fait je sais pas comment faire attention, ca me met le moral a zero serieux, j’ai pas un medecin qui m’explique bien, et ne te moque pas mais j’ai peur je te jure je m’imagine des trucs et des machins,

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