Je ne sais pas quelle mouche m’a piqué

À vouloir retrouver une taille santé, une taille de guêpe quoi ! Et de penser que je pourrais y arriver en me battant contre une bicyclette et quelques montées (de sang), suant et soufflant comme un boeuf attelé à un barrage hydro-électrique. 😯

Toujours est-il que j’ai suivi le beauf sur un parcours de 22 km, pour me rendre compte qu’à mi-parcours j’étais à moins d’un kilomètre d’une bonne amie, que j’avais une folle envie de voir, histoire de me ramasser quelques bisous (sages) et de prendre une pause prolongée, histoire de se conter nos vacances respectives, bien assis, un verre de jus à la main, sur une terrasse, caressé par le vent rafraîchissant. 🙂

Manque de bol, un coup de bigophone chez ladite amie resté sans réponse me contraint à poursuivre la montée du calvaire. 😦

Et de pédaler, suer, souffler encore, dans un environnement tout de même vert et quelque peu ombragé, lorsque j’eus la brillante idée de suggérer un trajet alternatif pour le dernier kilomètre, histoire de passer tout près d’une autre copine, espérant une ultime compassion bienveillante. Nenni. Point ne me fut permis.

Vers la fin du parcours, j’aperçus au loin une cycliste qui ne semblait pas piquée des vers se dirigeant à belle vitesse et en sens contraire. Essoufflé sans bon sens, je me suis dit que lui faire un sourire en jouant des sourcils ne l’impressionnerait guère étant donné mon état suant et particulièrement rougeaud. J’entrepris donc d’entonner « Marinella » tout poumons dehors au moins un bras jouant de la moulinette pendant que l’autre se contractait sur le coeur histoire de le tenir en place. Espérant fermement que la belle l’interprèterait comme un aveu d’amour.

Marinella !
Ah…, reste encore dans mes bras,
Avec toi je veux jusqu’au jour
Danser cette rumba d’amour
Son rythme doux
Nous emporte bien loin de tout,
Vers un pays mystérieux,
Le beau pays des rêves bleus
Blottie contre mon épaule
Tandis que nos mains se frôlent,
Je vois tes yeux qui m’enjôlent
D’un regard plein de douceur
Et quand nos cœurs se confondent
Je ne connais rien au monde
De meilleur…

Coff coff ! Ptuit ptuit !

Merde ! Pas un plombage qui vient de foutre le camp ?! Et de… « fourrager » dans la bouche pour extraire le truc délesté pour, à tout le moins, ne pas avaler l’horrible composite.

Erreur.

Et de sentir une vive douleur (piqûre) sur la langue et de cracher (excusez-moi, mais je voudrais bien vous y voir ! 😡 ). L’oeil plus vif que mes jambes, j’ai eu le temps d’apercevoir un truc jaune et noir projeté hors de ma bouche à une vitesse éclair.

Sans – bien entendu – ne pas profiter de l’occasion pour valser quelque peu sur l’étroite piste cyclable à la grande horreur de la belle cycliste.

… Raté comme effet. 😦

Mais là, je me sentais la langue en feu, non pas pour quelque noble diatribe philosophique, mais de douleur et de la sortir toutes voiles dehors (mais pas le voile du palais tout de même) avec le souhait secret que le vent apaiserait ce feu maudit.

Peine perdue. Je m’arrêtai donc et aspergeai d’eau le lieu de souffrance sans retenue, au grand étonnement et sourires de cyclistes passant par là comme par hasard… 🙄

Le beauf s’aperçut enfin de ma détresse et rebroussa chemin pour se porter à mon secours. Mauvaise interprétation de ma part, il avait toutes les difficultés du monde à se retenir de se bidonner. Surtout quand j’essayai de lui expliquer ma mésaventure.

Vous essaierez de parler avec une langue épaisse
comme [———————————–] ça !

Et de cracher honteusement tout au long du « dernier droit » de peur d’avaler plus de venin qu’il n’en faut.

Et de me précipiter vers mon armoire pharmaceutique et de me rincer gueule à la bétadine non diluée. Par chance, c’était une très bonne cuvée. 🙄

Et de sentir un mal sur tout le côté gauche du visage (elle m’a piqué sur le coté gauche de la langue, la vache ! M’enfin, la guêpe !). Et de m’enfiler des antihistaminiques pour éviter ou prévenir un choc anaphylactique.

Et de m’enfiler  de l’acétaminophène, parce que là je commençais à sérieusement ressentir un mal de tête… toujours du côté gauche…

Le pauvre mec était tellement convaincu qu’il ne survivrait pas à l’épreuve qu’il est allé voter par anticipation. ! 😯

D’où mon absence sur le blog, hier. Ça a pas rap vous me direz, mais vous essaierez d’y voir quelque chose avec la langue qui vous bouche (… eh…)  la moitié de la vue !!!

Ne vous gênez pas ! Bidonnez-vous ! Et moi je dis que vous êtes trop chiches pour raconter une aventure loufoque qui vous soit déjà arrivée !

Mais, je vous pardonne tout de même, ayant moi-même rigolé ferme lorsqu’un ami a avalé une mouche tout rond… M’enfin il a dit que c’était une mouche. 😉

Cet article, publié dans Humour, Tordu, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

7 commentaires pour Je ne sais pas quelle mouche m’a piqué

  1. Coco dit :

    A reblogué ceci sur Un autre pavé dans la mare and commented:

    Reprise # essoufflé

  2. mooonalila dit :

    😀 😀 😀 Pardon Coco, je ne ris pas, je tousse…
    Le truc, c’est que je voudrais bien raconter, mais je crois pas avoir d’aventure aussi loufoque qui me soit arrivée… Ou alors c’est pas drôle.
    La vidéo de Tino n’est visible que directement sur youtube.
    Bizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzous 😉

  3. Meuhhh non! On rigole pas (pff pfff pfff crache t’elle discrètement autant que faire ce peut) Quand j’aurai le temps je conterai une histoire de guêpe, de voiture et de… fesses…..tout aussi douloureusement…. hilarante…..pour les autres et après coup pour ma pomme! 😉
    Catherine (Je compatis quand même)

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s