Comme le temps passe vite #2

Eh oui ! 22 ans.

C’était comme hier, ma fille venait au monde. Sa maman devait accoucher le 14 février.

Mais la Choubinette (présage) a décidé de faire du mooning. Provocation ou sens aigu de l’humour ?

Bref, elle avait décidé de se présenter par le cul. D’où branle-bas de combat hospitalier pour transférer la môman et accessoirement le pôpa dan une salle de chirurgie pour procéder à un césarienne…

Du coup, le prénom de « Valentine » qu’on lui réservait pris le champ.

Elle « sortit » le 15 !

La môman n’a rien vu… Le pôpa s’est tapé tout le spectacle de substances plus ou moins identifiables aspirées par un machin qui avait la malheureuse qualité d’être éminemment sonore, inversément proportionnel à ma couleur cutanée. Et, le pôpa de vérifier de façon paranoïaque si on était pas en train de siphonner le bébé avec « l’eau de bain »…

Point ne fut.

Bientôt (façon de parler),  je vis apparaître de tout petits petons, puis tout le « reste ». La classique claque dans le dos et le premier cri.

La deuxième claque fut pour moi. Sur les joues, histoire de me réanimer un peu pour recevoir le petit paquet tout rouge et mignon comme tout – la maman étant légèrement flagada –  enturbanné et coiffé façon rasta.

Mon petit trésor d’amour ! 😀

J’ai eu beau faire toutes sortes de contorsions pour montrer le chef-d’oeuvre à la maman, elle était dans les vapes, solide.

Bon ben, après 9 mois je pouvais bien porter quelques minutes tout contre moi le « fruit » d’un calvaire  de partenaire de femme enceinte !

Moments précieux et magiques. Le passage d’une réalité abstraite (qu’on dise ce qu’on voudra, le bedaine de môman en devenir – qui plus est de ses étranges envies- ça demeure un mystère, malgré tout) à une réalité ô combien légère dans mes bras, mais tout aussi lourde de responsabilités.

Responsabilités que je ne sentis pas comme un fardeau mais comme une découverte de la vie.

On a entrepris ce voyage absolument fascinant comme une découverte perpétuelle, un apprentissage constant, une merveille sans cesse renouvelée.

Peu importe les inquiétudes, angoisses, peurs, j’ai su dès les premiers instants que j’avais trouvé une source inépuisable d’amour inconditionnel.

De cet amour qui ne demande rien en retour.

Et dont on fête toujours avec plaisir et amour toujours renouvelé l’anniversaire… Dans la démesure… 😉

p.s. Vous voulez connaître le prénom de ma fille ? Nenni ! Vous n’en saurez rien. Sinon qu’on a Jean Racine comme ancêtre dans la famille.
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