La mode

C’est clair : c’est cyclique et redondant.

À preuve, cette remise au goût du jour – depuis quelque temps tout de même – des lunettes à la Buddy Holly.

source : Wikipedia

Ce que ça peut me rappeler de mauvais souvenirs alors ! 😯

Lorsque j’étions marmot, j’étions myope comme une taupe. Et encore ! Nous eussions-nous croisés, la taupe m’aurait repéré et déguerpi bien avant que je ne l’aperçoive. 🙄

Comme nous étions pauvres, ce n’était pas un mince achat, et mes parents voulaient en avoir pour leur argent : une paire de lunettes « sécuritaires » (lire solides afin que les parents n’aient pas à casquer à tout bout de champ pour de nouvelles lunettes, étant, j’avoue, légèrement « grouillant » comme tout enfant peut l’être…).

L’optométriste leur présenta donc des lunettes à la Buddy Holly, vantant leur résistance et offrant des verres anti-balles (…) pour quelques malheureuses dizaines de dollars de plus, verres, qui plus est, bénéficieraient d’un remboursement pour le recyclage advenant un remplacement des verres pour une éventuelle nouvelle prescription. Lui savait que ma vue se détériorerait davantage. La paire de lunettes idéale, garantie.

C’était mal connaître ma mère.

Tout à ma découverte d’un monde clair et net et absolument fasciné par tant de nouvelles choses je portai une remarque à ma mère sur des rides au coin de ses yeux.

goal
C’est au moment où mes lunettes prirent leur envol alors que, parfaitement synchronisé, je faisais un atterrissage forcé que je me suis rendu compte que j’avais peut-être commis une quelconque erreur d’appréciation sur l’âge de ma mère… Ou peut-être l’erreur de verbaliser la chose. Et que ma mère douta quant à la crédibilité de l’optométriste.

Mais les verres avaient bien tenu le coup. Mais pas une branche des lunettes…

C’était mal connaître mon père.

Il a le don (…) de vouloir (prétendre) tout raboudiner (..réparer par lui-même…). En un tour de main et de trombone à papier il est parvenu à fixer la branche de lunettes. Bien évidemment, il prit soin de protéger le tout de diachylon (ça en dit long) blanc (sur la discrétion). La classique bidouille maison. 😦

J’avoue avoir gardé une dent contre ma mère. Une prémolaire en fait – qui avait volé de ses propres ailes lors de la baffe (gaffe) monumentale – que j’emballai dans de la ouate et plaçai sous mon oreiller, histoire d’au moins retirer quelque pesos de ma mésaventure.

Nenni, même la fée des dents était de mauvaise humeur ! On voit bien là la fière solidarité féminine ! Me suis résigné à ranger la dent, dans une petite boîte en métal assez grande, je n’en doutais pas, pour recevoir de futurs souvenirs douloureux. L’avenir me rendit raison.

C’est vous dire si j’étais content de retourner à l’école avec des barniques mal rafistolées. Bah, c’est mal connaître mon imagination( orgueil ?). Je décidai de garder la tête haute,  tel un duelliste arborant fièrement une balafre, et dire à qui voulait bien entendre « Vous devriez  voir la tronche de l’autre mec ! ».

Sauf que Maurice la terreur, le T-Rex/King-Kong/Godzilla/Rambo de l’école, me croyait pô. lui.

Devant son invitation à en découdre, je braillais « On frappe pas sur un infirme ! », c’que j’étais content de porter des lunettes alors !

C’était mal connaître Momo la terreur.

Et on remet ça : « Et c’est un but, etc.

Il est aussi rapide que ma mère sinon plus. Parce qu’à ma grande surprise il avait eu le temps de m’enlever les lunettes et me foutre une torgnole et de me redonner mes lunettes (intactes, m’enfin dans l’état pré-torgnole) avant que j’aie eu le temps de comprendre ce qui m’était arrivé. Compréhension qui finit par surgir quand ayant remis mes lunettes je vis la moitié des morveux de la cour d’école se bidonner. Humiliant ! 😦

Je pris donc mes lunettes (et Momo la terreur) en aversion. Et il se passa quelques années avant que j’en obtienne une nouvel paire où cette fois je pus manifester mon goût. 😛

barniques
Alors les lunettes à la Buddy Holly, moi, ça ne m’inspire pas ! 🙄

Donc, parlant de remettre les vieux trucs à la mode, vous ne connaîtriez un opticien qui tiendrait des monocles par hasard ?

…Vrai que ça ferait un tantinet snob… C’est comme dire que le monde ne mérite qu’un demi regard… À moins d’en porter deux alors ?Naaaan . Des pince-nez alors ?  😛

p.s. : non je ne peux pas porter de verre de contacts pour cause de pinguécula, pingouin coulé comme j’aime à dire.
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