Un cheval. Des chevaux. Un printemps

Un matin (?) de printemps, Lainlain, Daniel son cousin et moi, on jouait à décider à quoi on pourrait bien jouer.

… Non c’était pas hier… Disons il y a quelques années, hein… Dizaines d’années ! On est d’accord, là ?

Moment philosophique s’il en est un et qui se dirigeait ferme vers une discussion sur le néant, lorsque Ti-cul Brière nous fit part d’une nouvelle susceptible de nous éviter l’anéantissement dans quelque Trou Noir égaré.

Vous ne le savez pas, mais le père de Ti-cul fait l’élevage de chevaux de course. Et Ti-cul de nous apprendre que son père allait « lâcher les chevaux ». M’enfin, que les chevaux sortiraient de l’écurie après un hiver, encabanés, avec à peine un petit manège (?) pour se dégourdir les papattes. Ti-cul nous garantit que le spectacle en valait le coup.

Alors, vifs et intrépides pour une aventure vers l’inconnu, nous enfourchâmes nos montures et nous sommes mis à pédaler comme des dingues afin d’arriver à temps pour le spectacle.

Huit km en montée plus tard, la langue traînant dangereusement près de la roue avant de nos vélos, on est enfin arrivé en vue du théâtre du spectacle.

Aucun cheval dehors. On arrivait à temps !

Devant nous, un pré qui devait faire dans les 500 pieds de large par autant de profond (150m environ).

On entendait bien quelques hennissements lointains, dans le coin de l’écurie, là-bas à notre droite.

Et au travers de ces hennissements, souffles impatients, on entendait gueuler un bonhomme, deux bonshommes (?) quand on vit rapidement s’ouvrir deux immenses portes (poussées à toute vitesse par deux personnes) et se projeter des masses floues rousses, blondes, brunes, noires dans le pré.

Ben, à voir aller les chevaux c’est à se demander s’ils n’avaient pas le feu au c… à l’écurie. À fond de train (…cheval de fer ? …) qu’ils allaient !

Je remarquai un cheval à robe couleur caramel qui soulevait des gerbes d’eau, de neige, de boue derrière lui. Un peu comme ces bolides, ces bateaux de courses, soulevant un geiser à son passage.

Bientôt ce fut un vrai jeu de fontaine époustouflant. 😯

Puis je remarquai un poulain (ou une pouliche) qui sautait plus qu’il ne courait, autour d’une jument, m’enfin j’espère parce que, sinon, le poulain tentait désespérément de se magasiner une ruade !

Il partait en trombe le petiot, en zigzag, s’arrêtait brusquement y allait de grands coups de tête les narines au vent, puis quelques sauts et il repartait de plus belle, s’approchait de sa môman qui déguerpissait au galop (elle devait en avoir ras l’bol d’avoir le petiot lui coller aux basques). Et le petiot de partir à sa poursuite.

Après un bon dix ou quinze minutes (me rappelle plus et j’avais pô de montre non plus) quelques uns se sont calmés puis, à ma grande surprise, ils se sont mis à se rouler sur le dos et se tortiller sur le sol. Débiles, j’vous dit ! 😀

On peut voir, . © droits réservés Mme Louise Bourque.

On a passé environ une heure a les regarder s’amuser, retrouver leur liberté, bah, une certaine liberté.

Au fil des années c’est devenu pour moi le symbole de l’arrivée du printemps, le temps de sortir le vélo et partir dans les sentiers et petites collines des environs. De retrouver la liberté.

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10 commentaires pour Un cheval. Des chevaux. Un printemps

  1. thiebaultdesaintamand dit :

    Bah ça éclabousse sévère, la liberté ! 😉

  2. candide57 dit :

    ben moi je fais pareil quand je sors du boulot!!! 😛

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