Pour mon malheur : le fromage

Le fromage m’est interdit. 😦

Pas à cause du lactose, m’enfin pas trop, mais à cause du « gras ». Le cholestérol, quoi… Oui, le « mauvais cholestérol».

Je donne souvent comme raison « C’est parce que je suis tombé dedans quand j’étions petiot ». Ce qui n’est pas totalement faux et pas totalement vrai.

Alors pour vous éclairer sur mon malheur, je vous explique.

Quelques-uns d’entre vous êtes au fait de mes aventures fermières, chez un de mes oncles qui avait, soit dit en passant, une ferme laitière… entre autres. Et chez qui nous allions en vacances d’été.

L’oncle en question était l’un d’une fratrie de sept frères, tous fermiers.

Donc, les sept frères avaient une fromagerie « familiale ». Dans cette région, le fromage est sacré. Oh que oui ! Que « j’sais pô qui » bénisse cette joyeuse trouvaille !!! 😛

Le travail sur la ferme est, comme vous vous en doutez, assez exigeant.

Ces frères, joyeux lurons, avaient institué une espèce de tradition : le samedi ils ne faisaient qu’une traite, celle du matin (à 5h du mat). Ils mettaient « de côté » le lait de leurs meilleures vaches, pour en faire une « brassée » de fromage spécial et qui serait consommé (le fromage) en une espèce de fête familiale le samedi soir. Et hop, on comprend pourquoi ils ne tiraient pas leurs vaches le samedi soir. 😛

Une fois l’emprésurage et décaillage entamés on (les enfants) mettions la main à la « pâte » pour « décoller » le fond et bords du bassin (en acier inox ho !).

On nous enfilait des bottes de caoutchouc – réservées à cet unique usage… J’sais pas pourquoi j’me sens obligé de préciser, mais même si ça peut sembler peu hygiénique on y retrouvait peut-être moins de saletés que dans les produits industriels – et on « pelletait » ces grumeaux moitié lait moitié fromage – jusqu’à que les « mononc » nous disent d’évacuer le secteur.

Bien évidemment, on se tapait quelques euhhh… « bouchées » de la masse plus ou moins prise. Oh ! Encore !!! Moi j’réponds plus à vos questions !  🙄

Et quand le tout était « près » ben ça donnait du fromage en grain – du cheddar non pressé quoi – et de rembarquer dans le bassin pour pelleter tout ça, avec des mini-pelles en acier inox, dans des sacs plastiques de deux kilos. Ho ! C’est pô du Brie de Melun (hmmm c’qu’il est bon !!!), mais j’en étais à mes premières armes fromagères. ! 😉

Bien sûr qu’on se servait au passage !!! Au salaire qu’on recevait ! 🙄

Littéralement je ne suis jamais « tombé dans le fromage », mais je m’y suis nourri les narines et la bouche de façon gargantuesque.

Et, après le souper du samedi soir, tout ce beau monde se retrouvait à la fromagerie pour la fête. Sept frères avec leurs dulcinées, à sept-huit enfants par famille plus « la visite » ça faisait un méchant pow-wow.

Les hommes ouvraient leurs « grosses bières » (650 ml), les femmes ouvraient les bouteilles « jumbo » de boissons gazeuses (là c’était une espèce d’orangeade) pour les enfants, du gin pour elles-mêmes et tout ce beau monde s’empiffrait dans le fromage, jasait, chantait, se chamaillait jusqu’à « trop ». Toujours.

Je n’ai jamais compris cette « tradition » parce que le dimanche à 5h, les vaches commençaient à meugler et se tordre de douleur… L’oncle aussi ! 😛

Et c’est certain que, quand venait le moment du départ pour nous, on embarquait quelques (plusieurs) kilos de fromage qu’on bouffait en chemin de retour (600 km). Oui.

Il en restait tout de même pour une bonne semaine après le retour… À peine.

Voilà.

Mais !!! Et c’est tout le malheur, j’ai hérité des effets néfastes de ces habitudes, côté maternel… L’oncle, quoi ! Ils ont tous eu – parce qu’ils ont tous passé l’arme à gauche – un problème de cholestérol. À l’époque ils s’en foutaient comme de l’an quarante, mais ma dame de coeur ne l’entend pas ainsi. Génétique ou pas, elle essaie de me mettre au pas parce que mes habitudes côté fromage se sont « affinées », mais côté gras… 😦

D’où les sessions de torture, le contrôle de tout ce que je bouffe.

… Je pleure… Sagement. Je devrais m’en tenir aux fromages de chèvres « allégés » (moins de cholestérol) ou au triste fromage « Cottage » à 4% de gras…

Mais j’espère tricher un peu, avec plaisir, un max d’années encore. 😛

Mon royaume pour du fromage !!! 😀

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14 commentaires pour Pour mon malheur : le fromage

  1. thiebaultdesaintamand dit :

    Ca me rappelle une anecdote de Bertrand Blier sur son père et ses potes de la bande des Ventura, Gabin… »A l’époque, on mourrait à 75 ans avec 4 gr de cholestérol et ils s’en foutaient ou ne le savaient pas! » . J’ai des racines avesnoises, le pays du Maroilles, je compatis, car, même très souffrant, j’en pleurerais à coup sûr d’être restreint de ces fromages lavés à la bière snif…Solidaire avec mon camarade, na !

  2. mooonalila dit :

    Tiens, Thiebault voisin, je suis Valenciennoise… Tu ne nous parles pas de la boulette d’Avesnes ? 😉
    Coco, je sais que ça ne te consolera pas, mais moi j’ai dû passer à la mozzarella… Allez, Cheese ! 😀

  3. rondinette dit :

    Mon dieu, comme je te plains!!! je suis une folle de fromage, pour le malheur de mes rondeurs!! 🙂

    Par contre, le fromage en grain, franchement, je n’appelle pas cela du fromage! 😀 Pourtant j’adore ça !!! mais ça fait plus plastique que fromage quand même ! Là je sens que je vais avoir une colonie de quebecois contre moi ! 😀

  4. candide57 dit :

    ben moi non plus, je ne résiste pas au fromage!!! et quand je serai vieille, je m’en ferai des overdoses!!! 😛

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