Ça s’arrose

Après notre sélection éclectique de bonbons, les deux z’Alains et moi-même, on est allé dans notre cabane dans les arbres, raboudinée de « rejets » plus ou moins adéquats. Ce qui fait son charme.

cabane
 Vrai qu’à regarder comme ça, ça ne paie pas de mine, mais l’intérieur était plutôt confo. 😛

interieur

On s’est confortablement installé et « bourré la face » dans les bonbons.

Juste assez. 😉

Et – TADAAAAM – on est les meilleurs amis du monde. C’est t’y pas beau ça !

On a beau dire, les sucreries ça donne soif. Évidemment ça nous a tous échappé.

Il a bien fallu plier bagages, m’enfin les sacs de bonbons, et retourner chez nos mômans respectives.

Quelle malchance, c’est justement l’heure du dîner (…déjeuner…). J’avais pô tellement faim, là. Mais, dictat : tu restes à table tant que tu n’as pas vidé ton assiette.

Non mais quel monde cruel : ma maman adore les légumes, elle !!! 😦

Mé moi, le bro-co-li, je dé-tes-te !!!

Pffff… Je l’aime ma môman, mais j’ignore quelle école culinaire elle a fréquenté, mais un principe l’a toujours habitée : il faut tout faire cramer pour tuer les microbes. Si elle avait pu elle aurait sublimé la bouffe.

Oui. Sublimer dans le sens de faire passer d’un état solide à l’état gazeux… Parfois je regrette qu’elle n’y soit pas parvenu ça m’aurait peut-être sauvé quelques dents. 😛

Mais côté dessert, c’est la reine… l’impératrice des gâteaux, brioches, beignes, tartes.

Mé là, j’ai plus faim. 😦

Ça m’a pris une éternité à ingurgiter les brocs et j’ai hâte de retrouver mes z’âmis. Tout de même, elle n’insiste pas sur le dessert.

Pas de danger qu’on bouffe le dessert avant le plat principal ! 😡

Je peux enfin quitter pour aller retrouver les z’Alains, retourner dans notre forêt de Sherwood.

Chemin faisant, toujours à la course et, assurément, en avance sur les z’Alains, je piétine au pied de notre cabane.

Il y a quelque chose qui cloche. Ils se farfouillent dans le pantalon !

Ho ho ! Y aurait-il un vent de vengeance dans l’air ? Si. 😯

Je repars en trombe. Les z’Alains en poursuite.

Mais !!! Comme l’a si bien dit Confucius, selon le pas triste Écuyer :

« On ne peut péter et serrer les fesses en même temps, on peut,
par contre, très bien courir et se pisser dessus en même temps. »

Et d’entendre les cris de rage de mes z’amis.

J’ai pu, toujours selon Confucius, continuer à courir et me bidonner en même temps. 😀

Je me suis soudainement, allez savoir pourquoi, pris d’un vif intérêt pour la lecture… sur le balcon de notre maison familiale. 😳

Rien de tel qu’un Petit Spirou pour vous remonter le euhhhh… moral ! 😛

© Éditions Dupuis; dessin : Janry; scénario : Tome

© Éditions Dupuis; dessin : Janry; scénario : Tome

Inutile de vous dire que je suis resté très sage pour le restant de la journée.

… J’viens de le dire !!! 😯

Le lendemain matin, un appel d’Alain, pas l’autre, m’invitant à jouer dans la forêt avec l’autre Alain ne me surprit pas plus qu’il n’en faut.

Les enfants ont cette faculté innée de pardonner… plus justement, d’oublier.

Et comme d’hab, je décolle, vitesse grand V, vers le bout de la rue. Ben cé là que commence la forêt. 🙄

J’aperçois mes z’âmis légèrement en avance se dirigeant vers notre cabane.

Tout de même, le remords me ronge. Deux douches de pipi et ils me considèrent toujours comme leur ami.

Généreux, je me dis que je leur dois, malgré ma supériorité « tactique », des excuses, que cette souillure n’a pas sa place dans notre triummorvae.

Alors, dignement, je me suis fait pisser dessus.

Si ce n’est pas du don de soi au nom de la noble et chevaleresque amitié, je me demande ce qu’il vous faut.

Bon… Vrai que je n’avais pas remarqué que pour ce coup-ci ils avaient pris l’initiative de pisser dans une cannette de Coca.

L’arroseur arrosé. Justice immanente. 😉

Notes

A. Ladyelle134 , que je remercie de son appréciation et indulgence, a proposé que je présente la vision des z’Alains de cette… anecdote. Je suis flatté qu’elle suggère une telle idée.Je vais certainement la décevoir, mais je m’en sais incapable. Il n’y aura pas de Trio des morveux.

Ça me rappelle tout de même un écrivain que vous connaissez sûrement, Lawrence Durrell qui a écrit Le Quatuor d’Alexandrie ainsi que Le Quintette d’Avignon, bouquins que j’ai adorés, et présentant justement cette vision d’évènements vus, vécus, ressentis par les différents protagonistes.

Si l’idée vous prend de « répliquer » pour les z’Alains, j’en serai ravi. 😉

B. Cet article fait partie d’une suite chronologique d’anecdotes; pour vous y retrouver :

1.    Où suis-je ? Que vois-je ? Qui dois-je vaincre ?
2.    De l’art de ne pas l’emporter au paradis
3.    Triumvirrat
4.    Ça s’arrose

Publicités
Cet article, publié dans Amitié, Délirefiction, Humour, est tagué , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Ça s’arrose

  1. ladyelle134 dit :

    Eclatée de rire ! C’est excellent (la cannette au pipi ?) Les z »Alain ne sont plus dans les parages pour leur demander s’ils s’en souviennent ? (Si tu les as perdus de vue FB et autres réseaux sont tes alliés… )
    Gros bisous mon ami du Québec 🙂

  2. Ptdr ! Allons z’enfants, les z’Alains sont pas rancuniers, va ! Content de te relire, cher Coco et quelle belle suite d’articles pour une reprise !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s