Feu, feu, joli feu

[ceci est la suite de « Un toit sur la tête » ]

Quoi de mieux qu’un joli feu de camp pour célébrer notre réussite à grand renfort de limonade.

Et de chanter à pleines fausses notes des chansons de notre répertoire : J’ai un Beau Château, Chevaliers de la Table Ronde (version limonade), Feu, Feu, Joli Feu, J’fais pipi su’l’gazon, Tout Tout Tout Vous Saurez Tout sur le Zizi, etc… Les classiques quoi !

À notre joyeuse amitié !

Sniff. Sniff. Y a quelque chose qui cloche.

Oh p*** ! Un mur d’un des hangars commence à cramer ferme.

Vous ai-je mentionné qu’ils sont en bois ?

On arrose de ce qui reste de limonade. À peine quelques grésillements.

Et c’est toujours dans les moments importants que personne n’a envie de faire pipi.

Repli stratégique.

Et Charlotte qui hurle Au feu !

Et la maman de Charlotte (notre Sainte-Dame-du-Proprio) se pointe le bout du nez, lâche un cri du coeur (de peur ?) s’empare bravement du boyau d’arrosage mais le boyau est trop court.

Disparition de la maman de Charlotte.

Cinq minutes plus tard les pompiers et tout le voisinage sont sur les lieux avec des chaudières d’eau. Mais le puissant jet du boyau de pompiers à vite fait de chasser tout le monde, feu y compris.

Puis ils ont entrepris de démolir notre château à grands coups de hache.

Une fois leur travail terminé, les pompiers s’enquièrent (hypocritement) à savoir qui a eu la brillante (brûlante ?) idée de faire un feu de camp entre les hangars.

Quelqu’un nous a trahis !

Charlotte ?!

Le doute se dissipe toutefois rapidement.

Un des pompiers gueule « Hé ! Vous les morveux ! Savez-vous qui a parti ce feu ? » On voit bien que son idée est faite. Son expression « colère retenue » laisse peu de place à un démenti offensé de notre part.

Cé pô juste !

Je me retourne vers les z’Alains pour un soutien moral.

Cé pô vrai !

Alain#1 a un tison dans les mains… Qu’il lâche un peu furti-tardi-vement selon mon impression éclairée.

Les carottes sont cuites. Mais cé pô nous qui les avons cramées, hein.

Une fois leur matériel rangé, le même pompier, l’air moins sévère, nous sermonne sur les dangers de jouer avec le feu.

Il nous fait promettre de ne pas jouer avec des allumettes.

Promis-promis vigoureux.

Cet épisode marqua le début d’une longue relation avec les pompiers…

…Qu’est-ce que vous croyez ? Bien sûr que j’ai eu droit à deux fessées.

Celles-là sont au top de mon « hit » parade !

Maintenant je joue plus souvent dans la barboteuse, avec Charlotte.

Elle est belle Charlotte !

 

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